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Tableaux des maladies professionnelles

Régime agricole tableau 52

Psittacose

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Tableau et commentaires

Eléments de prévention technique (août 2011)

Contrôle à l’importation (importation interdite pour les psittacidés sauf dérogations particulières).

Pour protéger le plus efficacement les salariés de la filière avicole, il faudrait pouvoir agir sur le réservoir animal dans les élevages. Mais cette prophylaxie s’avère particulièrement difficile en raison de la fréquence de l’infection latente des volailles et du fait des oiseaux sauvages qui constituent un réservoir incontrôlable et une source d’infection pour les élevages. Par ailleurs, la chlamydiose aviaire n’est pas inscrite dans la nomenclature des maladies déclarées contagieuses, ce qui ne facilite pas les interventions vétérinaires dans les élevages infectés. Cependant, des mesures d’hygiène rigoureuses dans les élevages devraient contribuer à la réduction du risque : protection de la nourriture pour éviter l’accès des oiseaux sauvages afin qu’elle ne devienne pas un vecteur de contamination, nettoyage soigneux de tous les équipements (Chlamydia psittaci étant capable de survivre plus de 30 jours dans les fientes desséchées et les litières).

Lors du ramassage et à l’abattoir, il faudrait pouvoir limiter l’agitation des volailles, facteur de dispersion d’aérosols. Une bonne ventilation des premiers postes de la chaîne d’abattage (réception, accrochage et saignée) devrait contribuer à réduire la charge infectieuse en cas de lot contaminé. Pour fixer les poussières et diminuer ainsi l’empoussièrement de ces premiers postes, on pourrait envisager l’humidification des surfaces de travail, sous réserve de ne pas introduire un risque de glissade sur le sol. Si le port systématique d’une protection respiratoire à ce type de poste de travail paraît difficilement acceptable par les salariés, il doit cependant être recommandé devant tout lot de volailles suspect. Il faut rappeler également l’importance d’une bonne hygiène individuelle.

Devant ces difficultés de la prévention primaire, il est particulièrement important que les salariés connaissent le risque d’ornithose et les premiers symptômes de la maladie afin qu’ils sachent informer leur médecin traitant de ce risque professionnel en cas de survenue de symptômes évocateurs (fièvre, toux, pneumopathie). Dans les régions avicoles, en particulier dans les régions où la maladie aviaire est très présente, il est essentiel que l’ensemble des médecins soient bien informés, afin que le diagnostic soit évoqué précocement et qu’un traitement antibiotique adapté soit institué rapidement. C’est dire le rôle d’information du médecin du travail vis-à-vis non seulement des salariés, mais aussi des confrères susceptibles de prendre en charge des salariés malades, rôle particulièrement important en période d’épidémie.

Pour les personnels de laboratoire, les manipulations de souches de Chlamydia psittaci doivent répondre aux obligations réglementaires de confinement liées au classement en groupe 3 des agents biologiques pathogènes de cette bactérie. Ces manipulations doivent être effectuées sous poste de sécurité microbiologique pour protéger le manipulateur de la diffusion d’aérosols.